CITATIONS... 

- Nous parlons de Dieu, quoi d'étonnant que tu ne comprennes pas. Car si tu comprends, ce n'est pas Dieu ! (Saint Augustin)

- La prière, c'est la clé du matin et le verrou du soir.
(Gandhi)

- Le monde entier est un théâtre, et tous, hommes et femmes, n'en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles.
(William Shakespeare)

- Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre.
(Louis Jouvet)

- Une pièce de théâtre doit être le lieu où le monde visible et le monde invisible se touchent et se heurtent.
(Arthur Adamov)

- Une pièce de théâtre, c'est quelqu'un. C'est une voix qui parle, c'est un esprit qui éclaire, c'est une conscience qui avertit.
(Victor Hugo)

- Nous aimons tous la douleur, la violence, le sang, la mort au théâtre ; les Grecs aiment le sacrifice, l'égorgement. Ils ont compris que les choses, la violence, doivent s'exprimer d'une manière ou d'une autre et qu'il vaut mieux les exprimer sur une scène que dans la réalité.
(Ariane Mnouchkine)

- Ne pas se rendre au théâtre, c'est comme faire sa toilette sans miroir.
(Arthur Schopenhauer)

- Je ferai le clown de mon mieux. Et peut-être ainsi je parviendrai à faire l'homme , au nom de tous.

(Michel Quint)

- Il faut beaucoup de temps pour devenir jeune.
(Picasso)

- Il faut avoir encore du chaos en soi pour enfanter une étoile qui danse.
(Nietzsche)

 

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La vie et la mort
Il y a des gens qui prétendent qu'il n'y a pas de vie après la mort, dit un disciple.
- C'est vrai? demande le Maître, évasif.
- Ne serait-il pas affreux de mourir et de ne plus jamais voir, ni entendre, ni aimer, ni bouger ?
- Vous trouvez cela affreux ? Mais c'est précisément cela que la plupart des gens font avant de mourir.
(Anthony de Mello)

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 Le clown et le théologien

 

La situation du théologien moderne [...] ressemble à celle du clown criant « au feu ! »

L'histoire se passe au Danemark ; le feu s'était brusquement déclaré dans un cirque ambulant. Aussitôt le directeur envoya le clown, déjà costumé pour le spectacle, au village voisin, où le feu menaçait de se communiquer également à travers les chaumes.
Le clown se rendit en hâte au village pour appeler les gens au secours du cirque en détresse. Mais les villageois, accourus aux cris du clown, crurent à un stratagème habile pour les attirer au spectacle et se mirent à l'applaudir en riant jusqu'aux larmes.

Le clown avait plutôt envie de pleurer. Il s'efforça en vain de les conjurer et de leur démontrer qu'il ne s'agissait pas d'une plaisanterie, mais que le cirque était bel et bien la proie des flammes.Plus il insistait, plus on riait, plus on trouvait son jeu excellent. Quand finalement le feu eut gagné le village, il était trop tard pour intervenir. Tous deux, cirque et village, furent pareillement ravagés.

 

Cox se sert de cet apologue pour illustrer la situation du théologien moderne ; le clown, impuissant à se faire comprendre, en serait le symbole. Affublé de ses habits du Moyen Âge ou de toute autre époque écoulée, il n'est pas pris au sérieux.

 

Quoi qu'il dise, son rôle le classe et le catalogue immédiatement. Quelque air qu'il prenne ou quelque effort qu'il fasse pour exposer le sérieux de la situation, il sera toujours regardé comme un clown.

D'avance on connaît son boniment et l'on sait qu'il donne une représentation sans rapport avec le réel. Aussi peut-on l'écouter tranquillement, sans se laisser troubler par ses propos. C'est là une image assez fidèle de la triste réalité dans laquelle se trouve aujourd'hui le théologien qui veut enseigner.

 

(Joseph Ratzinger, Foi chrétienne d'hier et daujourd'hui, 1969 : première page du livre !)